Quand les boutons éclosent, c’est enfin le printemps
Les amoureux du foin en attendent les bottes
Qui ne viendront que tard aux saisons des grands vents
Les petits veaux se baignent et ensemble se frottent
Aux fils de barbelés qui éloignent les mouches
Les gars sont un peu fous et regardent le ciel
D’ou les filles viendront comme par enchantement
Ou bien d’un hélico portant des pots de miel
Un sourire béat et une ritournelle
Quand le printemps s’en vient, on devient un peu dingue
On voit des éléphants sur les fils des poteaux
Les cailloux sont en fleurs, le beau temps de la bringue
Reprends et nous emporte dans le noir caniveau
On parle d’une saison où l’on égare les rimes
Regarde c’est parti encore en marmelade
En une belle quenouille, ou bien en biberine
Ca sortait pourtant pas pour être une rigolade
Le printemps, c’est ici, c’est là où sont les pies
Ou les bateaux naviguent au dessus des moulins
Où les caravanes passent, où les chiens ont souri
Et les caravaniers cherchent partout du pain
Une saison bénie, ou le torrent si froid
Fait dresser nos sourcils et ravive nos sens
Promenade dans les près, promenade dans les bois
Nous partirons ravis, bien plus que n’on le pense
La saison des amours, nous fait perdre l’esprit
Pour peu qu’on ai envie de sourire au renard
Et avec le corbeau trouver la farce bonne.
Vagabonder,
mais vivre, c’est ce que l’on fait ici