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  • : JeanMi
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  • : Homme
  • : 16/02/1952
  • : littérature poésie histoire
  • : Certains écrivent pour ne pas devenir fous. Certains fous écrivent pour exister. Certains existent pour écrire des folies. Les fous existent et les écrivains aussi ! Tous ceux qui écrivent sont fous ! Tous les fous sont des artistes !

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Pourquoi ?

Nous sommes en l’an 2008, et j’écris des textes depuis quarante ans.
Après les premiers poèmes, propres à de très nombreuses personnes dans l’enfance et l’adolescence ; j’ai eu envie d’exprimer par ce moyen, mes sentiments personnels, ma vision de la vie, et progressivement ma conception d’un monde meilleur.
 
Dieu m’a doté d’un caractère optimiste et confiant. Je n’ai pas pu luter contre cette tendance. N’ayant de cesse de magnifier l’âme humaine, j’ai écris des choses qui ont semblé à beaucoup, des mièvreries sentimentalistes et bêtement éloignées de la réalité méchante et cupide de ce monde.
 
Je les revendique !
 
Vous ne trouverez dans mon travail, aucune allusion aux bas instincts des hommes, j’ai éradiqué la haine, la guerre, le sexe, la médisance ou la vanité. Cela ne veut pas dire que je ne suis pas perclus de défauts, mais que je suis de ceux qui pensent que si l’amour est le moteur du monde, la réussite ne vient que de l’envie.
 
Bien, j’ai donc envie d’écrire, j’ai envie d’exalter l’amour, j’ai le soucis de mon prochain, et la vie m’ayant appris quelques "ficelles", j’ai pensé à les partager.
 
Cette vie m’a donné une épouse, de beaux enfants ; elle m’a donné du travail et les moyens de mes ambitions. Alors, aurais-je dû tourner la tête, et dire, non ! moi mon truc c’est la drogue et le crime.
 
Les chiens ne font pas des chats, je dois certainement ce penchant à mes ancêtres qui seigneurs ou simples paysans on dû croire en l’amour, puisque je suis là.
 

Alors, après quelques nouvelles ; essais historiques ; contes et comptines, histoires ni bonnes, ni méchantes, juste un peu bizarres, insolites ou étranges, parfois un peu humoristiques, car le rire forme avec l’amour et l’envie, un cocktail grisant qui sera le seul exemple de mon ivresse (cependant ne vous y trompez pas, ces histoires ont un message !).
Voici donc mes nouveaux poèmes, convaincu que la poésie transforme le monde et que le poète à toujours raison !
  

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Jean-Michel BERNOS

"Rien n'est plus beau que le crépuscule, quand on entend 
encore un peu les feuilles des arbres qui se froissent"

J'avais 13 ans quand j'ai écris cette phrase, en forme de conclusion 
de mon premier poème
.


Quelques autres ont suivi jusqu'à ce jour de mes 57 ans.
 
Puis-je les partager en toute simplicité 
dans les pages qui vont suivre ?

A gauche (PAGES), la liste montre chaque poème 
à partir d'un titre.

Consulter ou se procurer mon dernier livre paru en Février 2009 :
http://www.litterature.tv/Livres-Changer-le-Monde-791.html

"Changer le Monde"
(Histoire de l'homme qui voulait (presque) tout changer en un siècle) 








Le passeur d’absolu

 

Ecrasé par la charge, le passeur avançait.

Je le voyais au loin, tel un signe courbé,

Jetant d’une foulée amère, un pied blessé

Que la roche brillante s’amusait à tenter.

 

Je le sentais hagard, épuisé par l’effort,

Donnant des coups de reins pour conjurer le sort,

Lançant loin son bâton qui le tirait encor,

Cherchant haut dans le ciel un peu de réconfort

 

Je scrutais, à comprendre, sa détermination,

Ne voyant rien au bout que la désolation.

Et l’homme poursuivait sans douter de raison,

Visant une falaise qui l’attirait, au fond !

 

Quand j’eus pris les jumelles qui pendaient à mon cou,

Je vis bien qu’au delà des rochers, tout au bout 

S’étendait un royaume verdoyant, de miel doux

Et que les randonneurs obstinés, c’étaient nous !

 

 




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      Ce que je vois de mes fenêtres



















 
La Bastide

Le soleil était lourd. L'air en chaudes effluves, mélangé aux odeurs de thym fleuri chatouillait les narines du bourricot. Le bât pesant, il avançait, plantant le bout de ses sabots dans le chemin rocailleux ; grimpant à coups de reins saccadés vers la bastide.
 
Elle surgissait au dernier tournant, à demi cachée par les genêts, dans sa robe jaune safran ; rehaussant sa majesté par ses contours de fenêtre et de porte, d'un blanc aveuglant.
 
Les pins arrachant les derniers chênes de la forêt provençale primitive à leur milieu naturel, abritaient des orchestres de cigales, qui semblaient suivre le cortège depuis la sortie du village.
 
Les rires s'étaient estompés avec l'effort, les taches mouillées qui s'abîmaient dans la poussière, les suivaient. Les respirations forcées se mêlaient au frottement des sacs sur les dos échauffés de la troupe.
 
Les sentiers de la colline usés par le ravinement, et les passages incessants des habitants du lieu, avaient depuis longtemps empêché les herbes d'y vivre.
Seuls les gros lézards verts traversant d'un jet, y laissaient entrevoir un peu de nuance.
 
Le bâtiment carré de lourdes pierres à peine égayé d'une cheminée éventrée, bravait l'air pesant. Les lierres tentaient de prendre d'assaut la façade est, et retombaient par endroits comme épuisés, ballants et se balançant dans le jeune mistral.
 
Alors la troupe abordant l'esplanade pierreuse à l'abri du soleil, se laissait ravir par ce souffle léger et tiède qui leur procurait un semblant de fraîcheur.
 
Les siècles avaient vu passer des générations de paysans provençaux, qui avaient çà et là cultivé, l'un des oliviers, ici des vignes de coteaux, là encore des lavandins ; portant sur leurs dos courbés de lourdes charges ; grattant le sol presque ingrat ; déversant des filets d'eau arrachés aux puits insondables.
 
Cet esprit de labeur qui sculptant les restanques avait façonné le paysage, était présent dans chaque pierre et sous chaque arbuste, au milieu de chaque buisson épineux.
 
La majestueuse construction trônait sur la butte, ruisselante de larmouises, appelant les buses.
 
Son toit à quatre pentes, rouge et brillant, se teintait par endroits de taches ocre claires, de ces tuiles d'argile irrégulières qui avaient cuites au soleil.
 
Sur les hauts murs intérieurs, blanchis à la chaux ou contre les voûtes de pierre des profondes caves, la fraîcheur régnait, partageant ce domaine avec la pénombre, rendant l’atmosphère propice à la sieste.
 
Les petites fenêtres à quatre carreaux, au verre rempli de bulles, accrochaient les collines lointaines, et regardaient la mer scintiller à travers la trouée d’un bois.
 
Avant d’entrer, les voyageurs s’étaient rafraîchis sous la tonnelle couverte de vigne vierge, abrités du soleil par une allée de hauts et fins cyprès.
Ils s’étaient attablés dans la vaste cuisine, laissant leurs yeux s’habituer au demi-jour. Ils avaient regardé la haute horloge, les grandes platées de bronze accrochées au mur, et frottés leurs pieds nus sur le carrelage rose et froid.
 
Ils avaient échangé trois mots dans une langue éloignée du provençal, et n’avaient pas eu à en dire d’avantage.
 
Ces architectes américains n’avaient pas nécessité de plus de persuasion pour accepter de laisser se glisser dans le Sud des Etats Unis, ces bastides merveilleuses et majestueuses, émissaires de la douceur de vivre méditerranéenne.
Par Jean-Michel BERNOS
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